Samedi, décembre 10, 2011
Elle regarde le cliché, songe au moment singulier, mélange de douceur et de fraîcheur pinçant la peau. Réminiscences des lumières de l’été au mûrissement de l’automne. Elle frôlait la magie du bord de la lentille, craignant petit désastre en tristes lambeaux, l’inévitable perlerait sur sa joue. Mais elle entend ses mots qui résonnent. -“Même angle de vue.. même arbre..” - “Nu?”, -“Oui!! Pour d’autres mots!” Faire lien de la majesté automnale au sommeil de l’hiver, pour dire réseaux d’architectures, chemins d’ossatures, tracés fins, charpentes et structures.. ? Ce qui nous fait tenir debout, peut-être, elle n’est pas sûre. Et aussi, “et surtout, j’aimerai tant..” pense-t-elle, “..faire “présent” d’avenir, de toi à moi, et inversement, au rythme de nos approchements. Que ces rondes souples de corps et d’esprit jamais ne cessent, soient infinies”.
Elle aime qu’il la requière, et que ses souhaits soient orientés, précis, cette empreinte du désir au coeur de la requête, se déplaçant de l’objet à la chair. Ce trajet qu’elle parcourt sourire aux lèvres, fleurissant tout repli. Ce qu’est aussi la photographie*: Elle traverse ses lieux avec lui, par *elle, c’est ainsi qu’ils se tiennent, c’est ainsi qu’ils se lient. Elle fixe, il prolonge, ainsi s’aiment-ils aussi.
Alors, metteuse d’images en boîte attendra temps clément, où coeur pourra bondir. Goûtera ce moment, en faisant portrait, du  plus-que-centenaire-dénudé qui trône, dépité de sa perte, étirant ses  branches devenues noueuses sous les pluies glacées. Justement guettant, voyageurs  et regards, pour échanges de mots et conversations fines aux faîtes et  aux sommets, entre esprits connectés sensibles, ayant appétences de ciels  de signes, et de lumières qui font sens. Elle sait oui, pensée récurrente,  “attendue”, pour poser ses mots à lui …. mots justes et beau et doux. Ces mots qui la comblent et qui la rassurent.
Elle brûle une bougie,  ferme les yeux, fait un souhait, profondément et retourne éplucher ses  pommes pour faire une compote, à manger encore chaude en attendant soleil..  Souhaiter est toujours ambigu.. Alors respire, oublie un peu, mais un  peu seulement. Ne sait pas faire autrement. 
“Ces lieux que nous créons”  - Photo+Texte ©FloH’S , Place de la République, Strasbourg, Déc. 2011

Elle regarde le cliché, songe au moment singulier, mélange de douceur et de fraîcheur pinçant la peau. Réminiscences des lumières de l’été au mûrissement de l’automne. Elle frôlait la magie du bord de la lentille, craignant petit désastre en tristes lambeaux, l’inévitable perlerait sur sa joue. Mais elle entend ses mots qui résonnent. -“Même angle de vue.. même arbre..” - “Nu?”, -“Oui!! Pour d’autres mots!” Faire lien de la majesté automnale au sommeil de l’hiver, pour dire réseaux d’architectures, chemins d’ossatures, tracés fins, charpentes et structures.. ? Ce qui nous fait tenir debout, peut-être, elle n’est pas sûre. Et aussi, “et surtout, j’aimerai tant..” pense-t-elle, “..faire “présentd’avenir, de toi à moi, et inversement, au rythme de nos approchements. Que ces rondes souples de corps et d’esprit jamais ne cessent, soient infinies”.

Elle aime qu’il la requière, et que ses souhaits soient orientés, précis, cette empreinte du désir au coeur de la requête, se déplaçant de l’objet à la chair. Ce trajet qu’elle parcourt sourire aux lèvres, fleurissant tout repli. Ce qu’est aussi la photographie*: Elle traverse ses lieux avec lui, par *elle, c’est ainsi qu’ils se tiennent, c’est ainsi qu’ils se lient. Elle fixe, il prolonge, ainsi s’aiment-ils aussi.

Alors, metteuse d’images en boîte attendra temps clément, où coeur pourra bondir. Goûtera ce moment, en faisant portrait, du plus-que-centenaire-dénudé qui trône, dépité de sa perte, étirant ses branches devenues noueuses sous les pluies glacées. Justement guettant, voyageurs et regards, pour échanges de mots et conversations fines aux faîtes et aux sommets, entre esprits connectés sensibles, ayant appétences de ciels de signes, et de lumières qui font sens. Elle sait oui, pensée récurrente, “attendue”, pour poser ses mots à lui …. mots justes et beau et doux. Ces mots qui la comblent et qui la rassurent.

Elle brûle une bougie, ferme les yeux, fait un souhait, profondément et retourne éplucher ses pommes pour faire une compote, à manger encore chaude en attendant soleil.. Souhaiter est toujours ambigu.. Alors respire, oublie un peu, mais un peu seulement. Ne sait pas faire autrement.

“Ces lieux que nous créons”  - Photo+Texte ©FloHS , Place de la République, Strasbourg, Déc. 2011

Notes

  1. cecilia-hamilton a reblogué ce billet depuis jardinsdetecommedhiver
  2. jardinsdetecommedhiver a publié ce billet
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