<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><atom:link rel="hub" href="http://tumblr.superfeedr.com/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"/><description>Des images 
pour tes mots
Greniers ouverts, 
brûlants. Granges,
pleines de vents,
et pluie d’été, 
soleils d’amour,
baisers d’éternité.
Pour ce sourire 
dans tes yeux
et la douceur 
de ton âme 
précise, poète 
radicelle</description><title>Jardins d'été comme d'hiver</title><generator>Tumblr (3.0; @jardinsdetecommedhiver)</generator><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/</link><item><title>Petit jour, les bas côtés se mélangent dans la poussière des...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_m0dkubQpnX1qgmrqyo1_r2_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Petit jour, les bas côtés se mélangent dans la poussière des vitres. Elle ne somnole plus vraiment, mais goûte au bonheur simple de laisser vaquer son esprit dans la liberté du moment, suspendu entre deux courses comme petites fuites en arrière et en avant. De celles dont elle pense qu’elle les subit, parfois, souvent. Seuls quelques points lumineux et colorés happent sa conscience rêveuse qu’elle maintient en sommeil. Un coup de frein plus brutal et sa tempe heurte l’épaisse couche qui a graissé la vitre après quelques trajets, troublant ses yeux et la barrière feuilletée. Les rouvre totalement sous l’effet du choc. Et se laisse envahir car c’était là le moment. Il y a là de ces petits fragments de sens qui se présentent toujours en temps et en heure. Toujours lorsqu’il le faut. Et voilà qu’elle traverse les baies du monstre métallique à l’arrêt essoufflé. Flanc contre sa route à douce escale: Le café de leur amour. L’esprit se réveille, douce torpeur que la mémoire prolonge. Et voilà que ses doigts courent dans les reflets de la table, dehors dedans, la chaleur est partout. Il a glissé sa main entre les verres, gants, bonnets, appareils pèle-mêle, et présenté sa paume pour qu’elle y pose la sienne. Elle a suivi le chemin de ces deux étincelles au sourire de ses yeux, trouvé l’endroit à l’appel de la peau, et s’est posée doucement. Cette explosion de bonheur, elle la gardait en elle, cachée. Ces magies que l’instant renouvelle. Trajets adorés et piqûres de rappel. “Comme si je pouvais oublier” elle sourit à cette ironie douce et tendre, range l’amer, oui, ainsi renaît-elle à tous les matins, qu’ils soient de labeur ou de paix, dans la lumière colorée du reflet de l’enseigne dans le sombre doré du bois vernis, que le fumet du café prolonge jusqu’au fil de ses lèvres. Ces accents circonflexes où poser ses lèvres.. mais le bout de son doigt, chuut.. Le jardin ne s’envolera pas..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;“Déambulations avec lui” &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; Photo+Texte &lt;/span&gt;&lt;a href="http://humeursdartiste.blogspot.com/" target="_blank"&gt;©FloH&lt;/a&gt;&lt;span&gt;’&lt;/span&gt;&lt;a href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/" title="Mon Silence" target="_blank"&gt;S&lt;/a&gt; - Café Brant, Strasbourg, Fév. 2012&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/18742607135</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/18742607135</guid><pubDate>Sun, 04 Mar 2012 20:46:00 +0100</pubDate><category>Mon Silence Ma respiration</category><category>mon nuage</category><category>Café Brant</category><category>Café</category><category>strasbourg</category><category>trajets en bus</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Elle regarde le cliché, songe au moment singulier, mélange de...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lw01vzy03N1qgmrqyo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Elle regarde le cliché, songe au moment singulier, mélange de douceur et de fraîcheur pinçant la peau. Réminiscences des lumières de l’été au mûrissement de l’automne. Elle frôlait la magie du bord de la lentille, craignant petit désastre en tristes lambeaux, l’inévitable perlerait sur sa joue. Mais elle entend ses mots qui résonnent. -“Même angle de vue.. même arbre..” - “Nu?”, -“Oui!! Pour d’autres mots!” Faire lien de la majesté automnale au sommeil de l’hiver, pour dire réseaux d’architectures, chemins d’ossatures, tracés fins, charpentes et structures.. ? Ce qui nous fait tenir debout, peut-être, elle n’est pas sûre. Et aussi, “et surtout, j’aimerai tant..” pense-t-elle, “..&lt;strong&gt;&lt;em&gt;faire “présent&lt;/em&gt;” &lt;em&gt;d’avenir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de toi à moi, et inversement, au rythme de nos approchements. Que ces rondes souples de corps et d’esprit jamais ne cessent, soient infinies”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle aime qu’il la requière, et que ses souhaits soient orientés, précis, cette empreinte du désir au coeur de la requête, se déplaçant de l’objet à la chair. Ce trajet qu’elle parcourt sourire aux lèvres, fleurissant tout repli. Ce qu’est aussi la photographie*: Elle traverse ses lieux avec lui, par *elle, c’est ainsi qu’ils se tiennent, c’est ainsi qu’ils se lient. Elle fixe, il prolonge, ainsi s’aiment-ils aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, metteuse d’images en boîte&lt;span class="zj"&gt; attendra temps clément, où coeur pourra bondir. Goûtera ce moment, en faisant portrait, du  plus-que-centenaire-dénudé qui trône, dépité de sa perte, étirant ses  branches devenues noueuses sous les pluies glacées. Justement guettant, voyageurs  et regards, pour échanges de mots et conversations fines aux faîtes et  aux sommets, entre esprits connectés sensibles, ayant appétences de ciels  de signes, et de lumières qui font sens. Elle sait oui, pensée récurrente,  “attendue”, pour poser &lt;em&gt;ses mots à lui&lt;/em&gt; …. &lt;/span&gt;mots justes et beau et doux. Ces mots qui la comblent et qui la rassurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="zj"&gt;Elle brûle une bougie,  ferme les yeux, fait un souhait, profondément et retourne éplucher ses  pommes pour faire une compote, à manger encore chaude en attendant soleil..  Souhaiter est toujours ambigu.. Alors respire, oublie un peu, mais un  peu seulement. Ne sait pas faire autrement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="zj"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;“Ces lieux que nous créons”&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;  - Photo+Texte &lt;/span&gt;&lt;a href="http://humeursdartiste.blogspot.com/" target="_blank"&gt;©FloH&lt;/a&gt;’&lt;a href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/" title="Mon Silence" target="_blank"&gt;S&lt;/a&gt; , Place de la République, Strasbourg, Déc. 2011&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/14022440685</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/14022440685</guid><pubDate>Sat, 10 Dec 2011 19:13:00 +0100</pubDate><category>Mon Silence Ma respiration</category><category>signes</category><category>mon nuage</category><category>nos jardins</category><category>place de la république</category><category>strasbourg</category><category>Photographie</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Maintenant je ne pense plus à rien. Ou plutôt je ne pense...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_lvbwbzA8Nu1qgmrqyo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;div&gt;Maintenant je ne pense plus à rien. Ou plutôt je ne pense qu’à ça.  Plus de place pour autre chose. Dévale mes escaliers, la tête en vallons  printaniers. Il fait froid, mais il fait si chaud. « Brumath » petits  signes volettent autour de moi. Me cogne aux murs. Comme voile  transparent, j’entrouvre les rues, les recouvre, les fends, les avale  sans rien voir autour de moi. Je suis là, là-bas, ailleurs, peu importe.  Seul là-où-je-vais est important. Je traverse la vallée des glaces,  coulent ces larmes interrompues, fondues dans la transparence du verre.  Tambourine du dedans.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Ces  courbes, comme un déséquilibre léger, pèsent sur ma nuque, globe de  verre retient mes oculaires, traversent échange sanguin. Les yeux en  orbite. Recrudescence d’activité. Ne pas trembler.  Il me semble que mes  yeux sont dedans, fluorescents, soudés au muscle, or et sang. Animale  traverser vivarium. Ne suis plus que sensations. Vidée de mes mots. Je  suis ce tumulte intérieur, frappe mon enveloppe, tactile, cellules  vibratiles, mémos oubliés. Aimerais être esprit, tout voir. Mais vivre  l’instant. Mes talons claquent contre les parois de mon crâne. Quelques  minutes encore. Mes pieds ventousent à la verrière, je glisse tête en  bas. Des semelles je sauterelle sur la moindre aspérité. Le sol est  chaud, élastique, peau de mon coeur gonflé brûlant. Encore un peu, j’ai  peur, démonter la montagne, lave jaillissant au dessous.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Alors  avancer encore, s’avaler en vallées, collines verdoyantes parsemées  d’émotions, pentes troublées, bouleversements en creux,  transports  cheminant dérivés à toutes les raisons, l’intérieure la profonde,  l’extérieure la tourbillonnante, intimes  à jamais. De rétinienne à  reptilienne, je me rampe au dedans, m’y écoule, ne me rends pas, sidère,  l’incrédule pleine de foi, ressors en rayons verts, petits feux  d’artifices. Effacer les marches, plus d’escalier, juste cette étendue  aux couleurs changeant sous mes pas, appareillée à cette marquise,  majesté.., donnant cet apprêt solennel à tous les instants.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Entamer  le quai, enfin, coeur qui enfle comme on va défaillir, entre la bleue  dévastatrice et la mordorée lumineuse qui vous emporte la cervelle dans  ses rouleaux joyeux. Les battements augmentent au bord de vos tympans,  vous jettent hors de vous, accroché au bord de votre oreille comme fétu  de paille dans un vent trop puissant. Vous sortez de vous-même par tous  vos interstices, fluides incontrôlables vers le point le plus  haut,  effilochages de chairs, s’extraire, s’élever, vent dans le dos.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;L’annonce  métallique m’enveloppe, me plaque aux stries de l’aquarium, poisson  cherchant son ère. En apnée redescendre, arpenter le quai lentement, et  vite, en même temps. Je m’entends dire : « me cacherais » j’avance,  cherche. Point de repli en ombre d’observatoire, je suis à nu, dépasse  l’abri blafard. Vrombissement grandit dans mon dos. Je suis coeur, boule  de chair palpite, respire poumon, cette danse d’oreillettes aux baisers  de ventricules.. Le goudron encore, greffé de graviers, m’accole à lui,  regarder l’ascenseur bulle d’air alternative, traverse mon estomac, et  ces morceaux de nuages signent à la rambarde où je m’échoue enfin, me  tourne vers toi.. Suis nuage d’aura vaporeuse bouillant contre la  banquise du jour. Attendre encore un peu, n’en pouvoir plus.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Le  quai bourdonne, la lumière vibre, l’air ronronne, bruisse et mugit sous  le poids du convoi. Ca arrive, ça crisse, ça freine, le train parcourt  le dernier mètre de son inertie. Je chancelle contre ses flancs, je sens  que je suis trop loin, je ne vois rien, que ces flots de voyageurs qui  déboulent et descendent, lointaines silhouettes. M’avancer, oui. Nos  jours, nos nuits défilent, avant, maintenant, tout à l’heure, dans  quelques instants, secondes infinies. Ventre serré, l’attente  insupportable me jette de mon appui. Il fait beau. J’ai les doigts  gelés. Il fait beau. Mon coeur se comprime, éponge vide son sang dans  tous mes vaisseaux, immatérielle dissoute.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Mes  yeux sont en avant de moi, corps oublié. Quai rouge grenat, soudain  jonché de fleurs de cerisier comme descente de rêve. Goudron d’apparat  pour une cérémonie, gravier, talons ancrés, corps immobile. Mon coeur  tapi déborde ses barreaux, déchire ses parois. Briser le verre,  contourner la lentille, fondre les glaces, boire la transparence,  réfuter la poussière des vitres, démonter la verrière, rejeter toute  ombre par devers moi, pour voir, voir, voir la lumière enfin, enfin..&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Enfin!  Là! Je tremble, ce halo lumineux, larme mes yeux, tout sentir,  reconnaître, dérive regard à droite, reviens, traquée, ma peur s’évade.  Douce démarche, nos chaloupes, presque tranquille, j’avance vers toi, un  peu de noir enserrant ce gris, que le jade de tes yeux surmonte, cet  éclat subtil et joyeux. C’était ça, c’est là, c’était incroyable, et  c’est merveilleux.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Plus d’images-enveloppes, masses dansent  douces, chairs en mouvements, densités des corps, tendresse nous  habille, désir nous aimante, chaleur nous rapproche, encore, encore,  encore un peu.. Les gestes vont s’incarner. Beauté est là. Maintenant.  Bon, infiniment doux, sirocco fond la banquise. Verrière devient  véranda, tonnelle, le jardin de tes bras où je fleuris enfin. Se prendre  de plein fouet. Volupté. Regards. Mains se touchent, ondée brûlante,  prises de peaux, s’éprouvent, caresses transpercent, adhérences de feux,  la vie, ventres sourires, les yeux qui brillent, coeur explosé,  vacille, feuille, je tremble, fragile dans ce déferlement, m’accroche à  toi, cerise en cerisier.. Cette stature, aimée. Ton visage. Ta voix, tes  yeux, ta bouche, tes doigts, te penches, m’attires, t’attire, goûter,  douceurs et frissonnements, gestes en tendresse, élan et ses nuances  ciselées, désirs fondus en liesse. La lune est en soleil. Nos premiers  mots. Mon arbre, mon amour.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;Cette éloquence  du moment volé au temps, délicat. Cette élégance. De l’évidence du  bonheur de se trouver enfin. L’air est d’alcool, et je suis ivre de toi.&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;“Nos coeurs sous verrières enserrés, jardins en serre, délivrés, entrelacés enfin” &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
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&lt;div&gt;Photo: Gare de Strasbourg, 16 nov 11 + Texte: &lt;a href="http://humeursdartiste.blogspot.com/" target="_blank"&gt;©FloH&lt;/a&gt;’&lt;a href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/" title="Mon Silence" target="_blank"&gt;S&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/13405725157</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/13405725157</guid><pubDate>Sun, 27 Nov 2011 18:12:00 +0100</pubDate><category>strasbourg</category><category>Mon Silence Ma respiration</category><category>Mon cerisier en fleurs</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Elle a récupéré l’armure, l’a démantelée, en a fait...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_lumb9fz8ly1qgmrqyo1_r1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Elle a récupéré l’armure, l’a démantelée, en a fait un refuge pour les oiseaux.. quelques graines, ils sont là toute la journée.. il y a même une belette qui ondule prestement jusqu’ici, régulière et silencieuse, et cette famille de loutres curieuses dès que ça bouge. Ca bruisse partout. Le long du métal étrange pousse un peu de vigne. Elle pense même avoir aperçu la pousse d’un pommier. De temps en temps elle y entre, genoux en terre, s’assied dans l’herbe qu’elle soit chaude ou humide, s’appuie dos à la paroi martelée, -qui ne souffre plus des errances passées-. Ainsi elle regarde le ciel le long de ce virage incurvé qui autrefois suivait un cou. Il y a là aussi ces deux petites fenêtres de lumière où des grives viennent se percher, quand ce ne sont pas les merles. Elle songe aux ailes bien plus vastes qui s’ébattaient là. Elle sait où elles sont maintenant. Elle respire, compte les étoiles qui s’allument une à une, apprend par coeur la phrase qu’elle vient d’imaginer pour ne pas qu’elle s’enfuie. Au loin l’alouette s’envole bruyamment. C’est qu’ayant fini de cuisiner, tu as ouvert la porte plein d’entrain, effrayant le volatile qui nichait au creux de l’huisserie de pierre. Tu la rejoins. Te glisses auprès d’elle doucement, ton épaule contre son sein. -“Je t’ai apporté du papier et un stylo.”- “Il glisse bien?”- Elle aime entendre ta voix. - “Comme tu aimes mon ange.”- Elle écrit sa phrase et te la lis. Tu bois la sienne. T&lt;/span&gt;&lt;span&gt;u souris. &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Encore une de ses petites métaphores jardinières, elle te tire la langue, “chafouine”. Elle se penche cueille tes lèvres, gourmande, tendres en guise de remerciement, attire ta main droite où c’est ronde peau et chaude colline. Puis vous égarez vos mains. Vous aimez sentir la réalité de vos corps. Et vous restez comme ça basculés-emboîtés sous vos poids emmêlés, l’un sur l’autre ou l’autre sur l’un, lentement, longtemps. Vos respirations s’apaisent. Dans votre dos il y a comme un froissement détendu-replié-tranquille. Des yeux ivres et brillants vous suivez chemin des lucioles.. menant vers la cuisine, les navets refroidissent dans leur gangue de gorgonzola .Vous les mangerez demain. Dans un rouleau du vent, vous parviennent quelques notes de “From Her To Eternity” petites graines sont bonnes au soir.&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;“Faire d’armures nos ramures”&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en réponse à &lt;a title="..c'est ta voix"" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/2011/11/12/ce-quil-faudrait-cest-ta-voix/"&gt;“Ce qu’il faudrait..”&lt;/a&gt;  Photo, Contreforts du Kochersberg, 2011+Texte &lt;/span&gt;&lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;©FloH&lt;/a&gt;&lt;span&gt;’&lt;/span&gt;&lt;a title="Mon Silence" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;S&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12755650546</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12755650546</guid><pubDate>Sun, 13 Nov 2011 22:37:00 +0100</pubDate><category>Mon Silence Ma respiration</category><category>Les Ailes Du Désir</category><category>Nick Cave and The Bad Seeds</category><category>Nos jardins</category><category>Mon souffle</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Sais-tu où elles sont? Elle ne veut pas lui répondre, elle...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_ludvztCOZN1qgmrqyo1_r2_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Sais-tu où elles sont? Elle ne veut pas lui répondre, elle hésite.  Ce serait comme lui céder la clef de la malle aux trésors où toutes ces  vies intangibles, brillent juste dans le noir de ses yeux. Il penche la  tête, comme parfois le font les chats, félin, les yeux suppliants et  rieurs. Dompte ses résistances. Oh! De ce sourire mystérieux et charmeur  qu’il adresse à toutes les filles. Enjôleur et joyeux, c’est lui qui  prend sa main et l’entraîne dans la boue séchée du chemin cabossé sous  la dernière pluie, par les marques géantes des monstres agricoles. Son coeur  chante.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Elle vole sous le mouvement.  Viens! Impérieux, impatient. Elle reste incrustée. -“Quoi?”- Elle ne  sait plus où est l’endroit. A chaque fois elle l’oublie, pour cette  grâce unique en le découvrant, de se sentir défaillir encore. Se feindre surprise, jouissance de  retrouver la bulle suspendue hors du temps. Juste pour elle, gardienne  du trésor. Alors elle se souvient de ce bosquet sombre à la croisée des  chemins, ressemble à son sexe de femme,  promesse de bonheur  luxuriant et chaud. En cette heure de moiteur matinale, l’ombre du  mâle boulot s’érige, montrant chemin vers belle enclave cachée. Coeur vivant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Là retrouve  les blés légers, barrière naturelle où le vent ouvre ces fentes  discrètes, ces caresses en portes dérobées. Tourner encore après le  monticule sur lequel se dresse le vieux pommier fatigué, sa moitié  vaillante tirant la moribonde vers le haut de la crête pour avoir la vue  large et embrasser la plaine. Passer dessous cette branche.  Elle le rejoint. Son sourire porte un voile léger. Il la presse un peu.  “C’est encore loin?” Elle l’aperçoit. C’est là dans ce  contrebas du cassis parsemé de touffes irrégulières jaillissant entre  les mottes retournées par les faux mécaniques. La ligne serpente entre  ces flammes de genêts et finit sous ce promontoire, évocation de mur,  terre-buste et ce fouillis végétal. Dans la continuité de ce  plissement du ciel, vibre cette commissure parsemée de vermeils flamboyants. L’organe est  bondissant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et les voilà…  sombres, rosées, prêtes à éclater, accents métaphoriques. Ces branches  si lourdes que le soleil densifie. Bouts de chairs fine, dans vos bras  frustes et obtus. Elle entre, il avance dans cet étranglement. Le bras  chaud contre l’épaule frissonnante. Elle tressaille, il sursaute, n’en  laissent rien paraître. Il fait étouffant.  Elle guide ses yeux d’un  mouvement de tête, a perdu son sourire, tension l’oppresse. Il reste là.  Stoppé net avant l’intime. Elle le voit encore écarquiller les yeux,  cet éclat qui s’enfuit. Déjà il est ailleurs. Dans ce cercle resserré,  muette, elle sent l’étrangeté de l’instant, ça dissone. Détourne la tête. Elle se penche  moins de désir que par dépit, cueille, jus sucré, rouge sang, coule  entre ses doigts, elle est si mûre déjà. Se redresse.. Entend ce  froissement d’herbe séchée.. Se retourne, il est parti. Bras ballants, la  framboise écrasée glisse de ses doigts rougis, retourne à terre  abattue. Le muscle transpercé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vide  descend le long de son échine dans un brûlot géant, son ventre est comme  un trou, enflée de la question cruelle. Cette faveur du trésor.. L’introduire au monde.. L’espérer aussi, elle  sait bien. Son coeur cogne dans ses parois contractées. Elle  sait surtout qu’elle ne sait rien, animale sur-branchée sur son instinct,  lancée sphère folle en quête d’une raison qui saille, pour combler la  fêlure, cette faille agrandie. Coeur écartelé, un bout croché au ventre  et le reste au cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle regarde l’assemblage parfait, quelques lambeaux de grenats  sombre viennent encore troubler sa pensée.. Son coeur ralenti. Il y a  devant ses yeux alors cette vilaine persistance du soleil quand il vous  les brûle. Elle a le néon criard qui clignote de ses ambulations  anciennes. Son coeur en bataille contre cette vieille soie devenue  inerte et craintive. Le ciel est explosé. Elle entend: “Mon saut vers  toi est resté sans réponse” Et puis “Tu ne voyais rien. Parce que tu ne  vivais pas”. Noeud de chair est d’amertume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sursaut de colère. Ravale un sanglot lyrique, un peu d’eau au coin  de ses yeux, renifle, mêlée rouge, s’essuie, fulmine encore. Elle a  l’air d’une indienne sur fin de guerre qui ne saurait que faire de son  calumet. Grotesque un tantinet, tendre cachée profond dedans. Décide,  éviscère son orgueil, s’assied, tend le bras, caresse les pulpes rouges  et gonflées. En tire une, la pose sur sa langue, laisse fondre, revient  sur sa motte. En son centre s’oublie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pense: “Parfois, n’être tant rien que s’y faire ou n’en rien faire,  s’enferrer, se terrer, se taire, oublier pour resurgir  ailleurs, où l’on vous aime enfin”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pense aussi: “Je reste tubéreuse aux étranges jardins de vos esprits.  Entre-grillagée en spécimen de monstre pour  foire. On me garde sous les yeux, à l’entrée des rangées  militaires comme des cités minières où l’ordre de briques rousses  séquence la courbe de la colline, à la façon d’un soldat métronome”. Et  sur la pancarte ça dit: “Exemple à ne pas suivre”. Le charnel en exil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle lève les yeux au ciel, consolée, et lis dans les nuages:  “Guette le Sud en ton Septentrion, à cette aube de vie, viendra ton  jardinier. Mon Coeur retrouvé, mon sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;“Les framboises”&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; - Photo+Texte &lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;©FloH&lt;/a&gt;’&lt;a title="Mon Silence" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;S&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12602865346</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12602865346</guid><pubDate>Thu, 10 Nov 2011 18:23:00 +0100</pubDate><category>promenade</category><category>Mon Silence Ma respiration</category><category>Matins du monde</category><category>divagations</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Un froid humide a lié ses murs, la ville se déroule comme un...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_luczttR3gT1qgmrqyo1_r3_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Un froid humide a lié ses murs, la ville se déroule comme un être  gigantesque et labyrinthique, dont chaque cellule palpiterait de  centaines de vies, dix ici, qui dorment ou dînent ou font l’amour sans  un bruit, onze là, qui s’entraînent, masses projetées dans l’espace, et  dont les efforts scandés de cris rauques, rebondissent sur les parois en  caoutchouc sur béton, pour s’échapper par les larges baies hautes,  ouvertes sur ces enfilades de rues.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je descends ces escaliers  trop raides. Me tiens à la rampe. Là, énormes et vitrés, posés le long  de l’avenue, ces poumons qui respirent fort, et partout, ces  fourmilières emplies de gestes automatiques. Le réveil sonne, se lever,  ouvrir la porte, sortir, marcher… S’oublier dans la foule soudée au  macadam. Chaque détail de geste rejoint une marée continue, qui retrace,  seconde après seconde le chemin des vies dans le dessin des rues.  Subconscience des réseaux, .. qui nous guide de nos raisons ou de la  ville?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je bats le pavé. Le bruit de mes bottes en écho  définit l’ampleur de la place. Château, cathédrale et ta juste flèche,  ici le futur aménagement, la verrue minérale parce que les élus ont  décidé. Entre les platanes, réfugiée un peu, ne plus voir les immeubles  qui mangent le ciel mais n’est ce pas l’inverse? Je me sens cette brique  de plomb pleine et dense de tous ces flux mélangés et surfaits. Courses  ici, magasins en cortège, files interminables là pour je ne sais quel  manège. On oublie, on se perd. La ville en pleure, de verre, brisée,  fragile..&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je me fonds à ce mur où je m’appuie, à cette  margelle où je m’assieds, dans ce vieux jardin envahi de ronces derrière  l’&lt;a title="L'observatoire de Strasbourg sur Google Maps" target="_blank" href="http://g.co/maps/h2myv"&gt;observatoire&lt;/a&gt;, où je lève les yeux au ciel, suivant ces quelques fils,  conduisant le regard vers cet être, cet autre moi, Nous, à des lieues d’ici, dans cette autre  ville auxquels ils me relient. Je respire l’odeur de ces pierres  moussues, trop vieilles, larguées par la modernité. La fac de droit ici,  volume inévitable et absolu, la librairie des facultés, plus loin et  comme un rappel à la réalité, insolente, la crasse du discount qui les  relie.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans les frondaisons des arbres du jardin botanique se  perdent étouffés, les vrombissement gazeux des voitures, et du tram les  dévers électriques. Les carpes du bassin me dévisagent. Non je n’ai pas  de gâteaux aujourd’hui! Cette ville ou l’on nourrit même les poissons  et où les tortues enflées de surenchère finissent leur vie dans les  canaux urbains. Quand ce ne sont pas des crocodiles, mygales ou autre  reptiles peu diserts .. Je passe en contrebas de la statue de &lt;a title="François Cacheux , Sculpteur" target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Cacheux"&gt;Cacheux&lt;/a&gt;..  qui en conservait, bien vivants, quelques spécimens, décourageant tout  visiteur, ne pas entrer, ne pas sortir, incongru, en ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je traverse la rue, respire.. Effluve des bains municipaux.. Je respire,  suis le bord du trottoir, sans toucher les lignes, fixe l’oeil de boeuf  comme si c’était toi. La ville où je vis qui me regarde, me porte et me  sent… Nos pieds en tête d’épingle, nos pas en tendresse. Ma ville que  je traverse en tous sens, car je te cherche et t’y attends.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;“De la ville se défaire en ses havres de paix”&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt; ©FloH&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; Jardin de l’observatoire, Strasbourg (Trouvée sur google panoramio à défaut d’avoir fait la mienne propre il faisait déjà trop noir en fin d’après midi, demain je la change)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ecrit en réaction à.. et pendant l’expérience d’&lt;em&gt;écriture collective&lt;/em&gt;, initiée par &lt;a title="Ateliers décriture à Sciences Po Paris à partir de Google Street View" target="_blank" href="http://liminaire.fr/spip.php?article1362"&gt;Pierre Ménard/Lininaire &lt;/a&gt;autour de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ecrire la ville&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; dont vous trouverez le résultat &lt;a title="Ecrire la ville" target="_blank" href="https://docs.google.com/document/pub?id=1a-8jNJpwnqj5xk8BCRYxteP9Bg_uXo7E-fVREMsTl9U"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12523662153</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12523662153</guid><pubDate>Tue, 08 Nov 2011 21:47:00 +0100</pubDate><category>Ecrire la ville</category><category>strasbourg</category><category>Mon Silence Ma respiration</category><category>Jardins</category><category>L'observatoire</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>La grande et vaste Elle s’agite inutile, souffle, pose ses...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_lu5e91fhNy1qgmrqyo1_r3_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;La grande et vaste &lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt; s’agite inutile, souffle, pose ses dossiers qui lui pesaient, enfin débarrassée, enfin presque.. Après dérivation de la rue du grand homme, qui s’en fout d’ailleurs, d’où la colère nous a chassés, -“Apparemment “ils” n’ont pas compris leurs attributions!” Ah ces gens des institutions d’état..!! - nous nous sommes retrouvés dans ce cul de basse fosse grimé en salle de tout, conférences, mariages, ecetéras douteux. Assise sur le très juste bord de sa chaise collante, crispée, petite &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; regarde les graffitis gravés, -d’où sortent donc ces tables?- informes, incrustés de chewing-gum, pense: j’ai mal au ventre, mais.. ce n’est rien, un peu révoltée quand même, que ce soit ainsi qu’on les accueille, confondus de crasse au dégoût.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne serait-ce que cette nausée, elle serait revenue 20 ans en arrière, les examens, UVs disait-on, le cassoulet sur son réchaud, de ce candidat de quarante ans déjà, ce sujet tiré par les cheveux que les profs de facultés d’art affectionnent tellement. 8 heures à camper sur le bord des fenêtres, pinceaux en mains, tronçonneuse, machine à coudre, cire chaude, qui dit mieux… Seulement, il y avait cette lumière de fond de cachot, la poignée pliée en deux sur le point de se rompre, la porte qui grince comme dans le faux château fantôme, un décor de misère pour pieds cassés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors petite &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; revint 10 ans plus tôt encore dans cette cantine industrielle, joyeuse, ravalée sous ses jets de boustifaille quotidiens terminant au mieux collés au plafond, au pire dans la face hilare des jeunes belligérants. La moutarde engluant la poignée, et l’odeur nauséabonde des poubelles se mêlant aux relents du réchauffé de midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa gauche soudain ça gémit. “Je suis choquée” Même la grande &lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt; semble accuser le coup. Qui surgit pourtant de son mutisme souriant martelant le froid poisseux de ces mots qui se dépêchent: “CV, lettre de motivation, ciblage des entreprises, &lt;em&gt;marché caché&lt;/em&gt;.. (leur grand truc; le réseau quoi!)”  Ou plutôt: “Vite je suis dans un cauchemar mais c’est bientôt midi”. Grande &lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt; dit encore, “&lt;strong&gt;ce &lt;em&gt;que&lt;/em&gt; j’ai envie&lt;/strong&gt;…” Mais oui! Elle sort son marqueur, note l’expression comme titre incontournable, faute comprise, et dégueulasse le vénilia d’un médiocre tableau.. elle s’y reprend à trois fois, rature, hésite, ne sait plus.. efface aussi sec. Petite &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; hallucine, retient ces mots: “Ne jamais marquer que vous étiez stagiaire”, et encore “Vous n’avez plus d’enfants, et votre âge, ou c’est trop jeune et ça sait rien faire, ou c’est trop vieux et ingérable, alors rien c’est mieux”! Ici on est rien de toute façon. Petite &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a envie de dire des gros mots. Elle avale les &lt;em&gt;“moi je”&lt;/em&gt; de la Grande, se dissout dans son siège, pense: “C’est un autre monde et je suis en train de rêver”. Regarde les mots adorés, Qui la sauvent, et Qui l’aiment. Parfois, souvent, il est si loin encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ça ne s’éternise pas, ça émarge, quelle patience déjà pour du rien qui remplit le temps et vide les caisses. Ca s’en va. Grande &lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt; balance des “au revoir” (elle croit qu’on revient peut-être, non, c’est vrai, elle ne maîtrise pas la langue, c’est vrai..) Petite &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; pense.. Qui est grande ici? Et suggère à la grande qu’elle devrait donner les fascicules correspondant à chaque atelier (déjà qu’elle ne nous a rien donné à manger). La voilà qui s’élance balancée, suivie de son gros matricule.. Hé revenez!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11h passées, douce voix en son oreille, à concurrence de pot d’échappement, petite &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s’élève pourtant. N’oublie pas de t’arrêter aux peupliers jaunes, t’enfouir l’âme dans les frondaisons, et le retrouver là, assis sur la branche qui t’attend. Petite Elle entend l’Autre effaré grincheux gémir en son beffroi, qui n’existe pas. Sourit, sent ce souffle chaud, l’embrasse. Qui est grand ici? Petite &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; le sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;“Dérivations quotidiennes”&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; - Photo: Strasbourg, 2011 + Texte &lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;©FloH&lt;/a&gt;’&lt;a title="Mon Silence" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;S&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12335866299</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12335866299</guid><pubDate>Fri, 04 Nov 2011 21:09:00 +0100</pubDate><category>strasbourg</category><category>Saint Pierre Le Jeune</category><category>Mon Silence Ma respiration</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Il est des âmes de terre, belles oubliées, anciennes, fondues au...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_ltugh4Wk2P1qgmrqyo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Il est des âmes de terre, belles oubliées, anciennes, fondues au sol, qui la nourrissent et font ce terreau sublime et fertile où pousse irrémédiablement et puissamment la vie, en beauté inouïe. De là l’histoire du monde et celle de nos vies. Ainsi l’amour que nous portions à ces dépouilles désertées, est en nous, et nous sommes pieds au sol enlacés constants avec ce que tous les hommes ont laissé de plus grand qu’eux, qui flotte autour de nous, ces histoires enracinées, qui élèvent nos flambées d’émotions, soulèvent en contrastes de leur mondes d’ombre ambrés, nos amours naissantes et toutes ces survenues d’embellies qui ne cesseront plus..&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors par delà la distance et les variations de la géographie, on aime, plus fort chaque jour, à être gagné, inondé, envahi par ces assemblages subtils, nouvelles géologies. Notre vie en  hortillonnage, pays nôtre que nul autre ne voit. Aussi, dans l’espacement terrible qui la sépare de lui, parfois, elle pense son absence comme cette lame qui blesse, alors qu’elle veut simplement, si fort, se donner entière jubilatoire, en vraie, en belle mesure accomplie, en jouissance et conscience partagées. C’est qu’elle est dans la terreur de laisser échapper ces bouts d’elle, nature, qu’elle abhorre, qui dans l’échange la transpercent doublement: La peur, la douleur, la laideur, les cris. Alors, élaborer, parfaire, en parler doucement, prendre le temps de l’écrire, poser chaque mot, même si elle balbutie et trébuche, distiller pendant qu’il s’interroge, peut-être, forcément, et qu’il s’inquiète aussi, et qu’ils ont mal au ventre au coeur. Surchargée submergée de ces restes de maux qu’elle voudrait oublier. Se poser encore, une dernière fois, cette sclérose, la question: “Comprend-il?”, et saisir ce faisant, l’ampleur de la projection, l’erreur qu’elle refait à chaque fois. Pense à ce moment: “Je sais que tu comprends”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;Alors, “faire signe”, voie de tendresse, allier douceurs, pour panser inquiétude et faire lien à nouveau. Boire le philtre archétype, celui qu’on invente, qui donne clef vers ce chemin. Simplement.. Trouver ces vocables petits soins qui apaisent, pour extraire ces ressorts étranges et pesants, du dedans, qui toujours prolifèrent. Terminer de dire combien on voudrait les circonscrire ou s’en échapper sinon, ou mieux encore aller au devant d’eux, pour leur intimer l’ordre de rester cois, au moins pour un moment. Et qu’on ne sait que s’en tenir à les subir, impuissant .. Que c’est pour cela, que l’on ne comprend pas, car on est en soi, transfiguré d’amour, plein de ces vents présents d’avenir qui transmuent, et décalent pourtant parfois, sacrificiels par nature, pour cet instant qui dure, toujours plus qu’on n’en pourrait avaler. Et ça dit: “Regarde-toi, c’est toi, n’oublies pas, tu n’es pas en contrôle, jamais, alors.. ne pense qu’à la raison, la belle, ce flot impétueux de ton ivresse”. Et elle encore: -“Que je suis longue et lente, ces hontes parfois” -“Jette les!! Le cerisier ne pousse pas en un jour!” Et le voilà alors, qui l’en sort de sa douleur, lui l’ange, virevoltant léger d’un sourire à une montagne de bonheur, d’une douceur soufflée ensemençant son jardin secret, cette âme belle, l’enthousiaste, qui lui fait cette armure, la positive qui lui repeins le visage en un perpétuel accent de joie, et la généreuse encore, qui savoure curieuse affamée, métabolise, tous ses écarts de maux, l’adorable qui lui est sans cesse tout contre la peau et l’âme, l’habillant de chaleur de haut en bas, dehors-dedans.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et elle voudrait tant qu’il plonge en ce jardin naissant, qu’ils s’y greffent, pin-cerisier amoureux fous.. Pour de cet entrelacs de leurs humeurs, leurs peaux et leurs racines, s’ériger vers le ciel. Le septième et puis tous les autres aussi.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors, encore, hier, demain, maintenant, et toujours, parler pour se dire, ces au-delà de soi où l’on se relie, de mesures en jalons, de graines en verdeur, être don d’énergie véritable, chérir cette confiance et ce bonheur qui lui sont fait, ces étrennes infinies.. Et déjà l’on s’accepte comme on ne se regardait point. Il est des hypogées que l’amour traverse, vivifie et métamorphose en pleine terre pour cerisiers en fleurs. Dans leur ombre, briller plus encore, mêler nos étincelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Planter quelques navets, et une ou deux lignes de  potimarons, trois rangées de pommes de terre, tailler les framboisiers, après l’effort, transpirer sous le soleil, s’asseoir, boire cette rasade qui dégouline en frais gazouillis dans votre cou, et partager enfin cette tarte aux pommes, les doigts pleins de cannelle. Les lécher jusqu’au baiser, après douce combinaison, s’endormir enlacés. Recommencer demain..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En réponse à&lt;/strong&gt; “&lt;a title="Cet ange qui veille sur moi" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/2011/10/28/faire-signe/"&gt;Faire signe&lt;/a&gt;” &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt; Avignon, 2008 + Texte &lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;©FloH&lt;/a&gt;&lt;span&gt;’&lt;/span&gt;&lt;a title="Mon Silence" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;S&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12085888220</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/12085888220</guid><pubDate>Sat, 29 Oct 2011 22:19:00 +0200</pubDate><category>cerisier en fleurs</category><category>Mon Silence</category><category>Chemins vers Nous</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Vases Communicants / Octobre 2011</title><description>&lt;p&gt;Pour la première fois, me voilà embarquée dans cette belle expérience des &amp;#8220;Vases Communicants&amp;#8221;, qui veut que tous les mois, deux doux manieurs de plumes amoureux des histoires et des mots, écrivent chacun sur le blog de l&amp;#8217;autre, sur un thème ou une base choisis, ou de façon libre.. Photo ou non à l&amp;#8217;appui. Se choisir d&amp;#8217;expérience parce que l&amp;#8217;on connait l&amp;#8217;écriture de l&amp;#8217;autre, son esprit, et qu&amp;#8217;on les apprécie, et découvrir cet autre sous un jour tellement nouveau, si singulier, enrichi.. Puis se promener avec légèreté et sérieux dans toutes ces conversations littéraires partagées et découvrir d&amp;#8217;autres auteurs, d&amp;#8217;autres scribes, d&amp;#8217;autres façons, pour grandir encore, et suivre ce désir qui vous pousse en avant, qui vous convie à aller, avec nos mots à nous, offerts, à la rencontre de l&amp;#8217;autre.. J&amp;#8217;ai entendu cette liste s&amp;#8217;allonge. Je trouve cela réjouissant. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mois-ci je reçois &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title="Mon Souffle" target="_blank" href="http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/11114049516/vases-communicants-doctobre-dis-moi-spinoza-y"&gt;Silence&lt;/a&gt;, &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;communicant son 10ème opus, qui vient flâner chez moi de cette manière que j&amp;#8217;aime avec douceur et gravité, précision et légèreté.. De cette écriture ouverte et généreuse, en quête de connaissance, posant questions avec le sourire, la joie, en y répondant parfois, à sa manière, mais en vous offrant souvent, également, une énigme nouvelle, ce fil tendu, ce chemin à poursuivre.. Pour moi: Un jalon de plus.. &lt;span&gt; &lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;©FloH&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;François Bon &amp;#8220;Tiers Livre&amp;#8221; et Jérôme Denis &amp;#8220;Scriptopolis&amp;#8221; sont à l’initiative d’un projet de vases communicants&amp;#160;: Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. Beau programme qui a démarré le 3 juillet 2009 entre les deux sites, ainsi qu’entre Fenêtres / open space d’Anne Savelli et Liminaire de Pierre Ménard.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez la liste complète de ces échanges de textes ci-dessous, liens soigneusement collectés par &lt;a target="_blank" href="https://www.facebook.com/profile.php?id=756154196"&gt;Brigitte Celerier&lt;/a&gt; qui coordonne, passionnée, vaillante, toute l&amp;#8217;opération.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;- Naomi Fontaine &lt;a target="_blank" href="http://innutime.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://innutime.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://innutime.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et François Bon &lt;a target="_blank" href="http://www.tierslivre.net/"&gt;&lt;a href="http://www.tierslivre.net" target="_blank"&gt;http://www.tierslivre.net&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Martine Sonnet &lt;a target="_blank" href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/"&gt;&lt;a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/" target="_blank"&gt;http://www.martinesonnet.fr/blogwp/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Cécile Potier &lt;a target="_blank" href="http://petiteracine.net/wordpress/"&gt;&lt;a href="http://petiteracine.net/wordpress/" target="_blank"&gt;http://petiteracine.net/wordpress/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Guillaume Vissac &lt;a target="_blank" href="http://www.fuirestunepulsion.net/"&gt;&lt;a href="http://www.fuirestunepulsion.net" target="_blank"&gt;http://www.fuirestunepulsion.net&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Benoît Vincent &lt;a target="_blank" href="http://www.erohee.net/ail/chantier"&gt;&lt;a href="http://www.erohee.net/ail/chantier" target="_blank"&gt;http://www.erohee.net/ail/chantier&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Anne Savelli &lt;a target="_blank" href="http://fenetresopenspace.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://fenetresopenspace.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://fenetresopenspace.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Christopher Sélac &lt;a target="_blank" href="http://christopherselac.livreaucentre.fr/"&gt;&lt;a href="http://christopherselac.livreaucentre.fr" target="_blank"&gt;http://christopherselac.livreaucentre.fr&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Danielle Masson &lt;a target="_blank" href="http://jetonslencre.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://jetonslencre.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://jetonslencre.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Justine Neubach &lt;a target="_blank" href="http://justineneubach.fr/"&gt;&lt;a href="http://justineneubach.fr/" target="_blank"&gt;http://justineneubach.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Jeanne &lt;a target="_blank" href="http://www.babelibellus.fr/"&gt;&lt;a href="http://www.babelibellus.fr" target="_blank"&gt;http://www.babelibellus.fr&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et G@rp &lt;a target="_blank" href="http://www.lasuitesouspeu.net/"&gt;&lt;a href="http://www.lasuitesouspeu.net" target="_blank"&gt;http://www.lasuitesouspeu.net&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Camille Philibert-Rossignol &lt;a target="_blank" href="http://camillephi.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://camillephi.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://camillephi.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Christophe Sanchez &lt;a target="_blank" href="http://www.fut-il.net/"&gt;&lt;a href="http://www.fut-il.net/" target="_blank"&gt;http://www.fut-il.net/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Elise &lt;a target="_blank" href="http://mmesi.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://mmesi.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://mmesi.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Ana NB &lt;a target="_blank" href="http://sauvageana.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://sauvageana.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://sauvageana.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Flo H. &lt;a target="_blank" href="http://jardinsdetecommedhiver.tumblr/"&gt;&lt;a href="http://jardinsdetecommedhiver.tumblr" target="_blank"&gt;http://jardinsdetecommedhiver.tumblr&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Franck Queyraud &lt;a target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;&lt;a href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/" target="_blank"&gt;http://flaneriequotidienne.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Céline Renoux &lt;a target="_blank" href="http://lafilledesastres.wordpress.com/"&gt;&lt;a href="http://lafilledesastres.wordpress.com/" target="_blank"&gt;http://lafilledesastres.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Christophe Grossi &lt;a target="_blank" href="http://kwakizbak.over-blog.com/"&gt;&lt;a href="http://kwakizbak.over-blog.com/" target="_blank"&gt;http://kwakizbak.over-blog.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Dominique Hassemann &lt;a target="_blank" href="http://doha75.wordpress.com/"&gt;&lt;a href="http://doha75.wordpress.com" target="_blank"&gt;http://doha75.wordpress.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Piero Cohen-Hadria &lt;a target="_blank" href="http://www.pendantleweekend.net/"&gt;&lt;a href="http://www.pendantleweekend.net/" target="_blank"&gt;http://www.pendantleweekend.net/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;-&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Pierre Ménard &lt;a target="_blank" href="http://www.liminaire.fr/"&gt;&lt;a href="http://www.liminaire.fr/" target="_blank"&gt;http://www.liminaire.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Jacques Bon &lt;a target="_blank" href="http://cafcom.free.fr/"&gt;&lt;a href="http://cafcom.free.fr/" target="_blank"&gt;http://cafcom.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span&gt; Radio Marelle &lt;a target="_blank" href="http://www.liminaire.fr/"&gt;&lt;a href="http://www.liminaire.fr/" target="_blank"&gt;http://www.liminaire.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Starsky &lt;a target="_blank" href="http://www.starsky.fr/"&gt;&lt;a href="http://www.starsky.fr" target="_blank"&gt;http://www.starsky.fr&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Candice Nguyen &lt;a target="_blank" href="http://www.theoneshotmi.com/"&gt;&lt;a href="http://www.theoneshotmi.com/" target="_blank"&gt;http://www.theoneshotmi.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Daniel Bourrion &lt;a target="_blank" href="http://www.face-terres.fr/"&gt;&lt;a href="http://www.face-terres.fr/" target="_blank"&gt;http://www.face-terres.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Juliette Mezenc &lt;a target="_blank" href="http://motmaquis.net/spip.php?rubrique5"&gt;&lt;a href="http://motmaquis.net/spip.php?rubrique5" target="_blank"&gt;http://motmaquis.net/spip.php?rubrique5&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Nicolas Bleusher &lt;a target="_blank" href="http://nicolasbleusher.wordpress.com/"&gt;&lt;a href="http://nicolasbleusher.wordpress.com" target="_blank"&gt;http://nicolasbleusher.wordpress.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Isabelle Pariente-Butterlin &lt;a target="_blank" href="http://www.auxbordsdesmondes.fr/"&gt;&lt;a href="http://www.auxbordsdesmondes.fr/" target="_blank"&gt;http://www.auxbordsdesmondes.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Laurent Margantin &lt;a target="_blank" href="http://www.oeuvresouvertes.net/"&gt;&lt;a href="http://www.oeuvresouvertes.net" target="_blank"&gt;http://www.oeuvresouvertes.net&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Mahigan Lepage &lt;a target="_blank" href="http://mahigan.ca/"&gt;&lt;a href="http://mahigan.ca" target="_blank"&gt;http://mahigan.ca&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et François Bonneau &lt;a target="_blank" href="http://irregulier.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://irregulier.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://irregulier.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- l&amp;#8217;autre je &lt;a target="_blank" href="http://lautreje.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://lautreje.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://lautreje.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et G Balland &lt;a target="_blank" href="http://presquevoix.canalblog.com/"&gt;&lt;a href="http://presquevoix.canalblog.com/" target="_blank"&gt;http://presquevoix.canalblog.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Christine Jeanney &lt;a target="_blank" href="http://tentatives.eklablog.fr/"&gt;&lt;a href="http://tentatives.eklablog.fr/" target="_blank"&gt;http://tentatives.eklablog.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Maryse Hache &lt;a target="_blank" href="http://semenoir.typepad.fr/"&gt;&lt;a href="http://semenoir.typepad.fr/" target="_blank"&gt;http://semenoir.typepad.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Frédérique Martin &lt;a target="_blank" href="http://www.frederiquemartin.fr/category/mon-carnet/"&gt;&lt;a href="http://www.frederiquemartin.fr/category/mon-carnet/" target="_blank"&gt;http://www.frederiquemartin.fr/category/mon-carnet/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Francesco Pittau &lt;a target="_blank" href="http://maplumesurlacommode.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://maplumesurlacommode.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://maplumesurlacommode.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Christine Zottele &lt;a target="_blank" href="http://etsansciel.eklablog.com/"&gt;&lt;a href="http://etsansciel.eklablog.com" target="_blank"&gt;http://etsansciel.eklablog.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Xavier Fisselier &lt;a target="_blank" href="http://www.fisselier.biz/"&gt;&lt;a href="http://www.fisselier.biz" target="_blank"&gt;http://www.fisselier.biz&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Marie-Anne Paveau &lt;a target="_blank" href="http://penseedudiscours.hypotheses.org/"&gt;&lt;a href="http://penseedudiscours.hypotheses.org/" target="_blank"&gt;http://penseedudiscours.hypotheses.org/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Jérôme Denis de Scriptopolis &lt;a target="_blank" href="http://www.scriptopolis.fr/"&gt;&lt;a href="http://www.scriptopolis.fr/" target="_blank"&gt;http://www.scriptopolis.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Marlene Teyssedou Tissot &lt;a target="_blank" href="http://monnuage.free.fr/"&gt;&lt;a href="http://monnuage.free.fr/" target="_blank"&gt;http://monnuage.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Vincent &lt;a target="_blank" href="http://mapoesieetpaslatienne.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://mapoesieetpaslatienne.blogspot.com" target="_blank"&gt;http://mapoesieetpaslatienne.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Christine Leininger &lt;a target="_blank" href="http://les-embrasses.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://les-embrasses.blogspot.com" target="_blank"&gt;http://les-embrasses.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Anne-Charlotte &lt;a target="_blank" href="http://feenmarges.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://feenmarges.blogspot.com/" target="_blank"&gt;http://feenmarges.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;- Pierre Chantelois &lt;a target="_blank" href="http://lesbeautesdemontreal.com/"&gt;&lt;a href="http://lesbeautesdemontreal.com/" target="_blank"&gt;http://lesbeautesdemontreal.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;et Brigitte Célérier &lt;a target="_blank" href="http://brigetoun.blogspot.com/"&gt;&lt;a href="http://brigetoun.blogspot.com" target="_blank"&gt;http://brigetoun.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/11114023280</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/11114023280</guid><pubDate>Fri, 07 Oct 2011 00:00:00 +0200</pubDate><category>Mémoire2Silence</category><category>Vases Communicants</category><category>Birgitte Célerier</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>VASES COMMUNICANTS D’OCTOBRE 
“Dis-moi, Spinoza, y...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lsnllo78AQ1qgmrqyo1_r1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;VASES COMMUNICANTS D’OCTOBRE &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;“Dis-moi, Spinoza, y a-t-il autre chose que la joie ?”&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par  &lt;a title="Flânerie quotidienne" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;&lt;em&gt;Franck Queyraud (&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Silence)&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br/&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;IL dit que ce qui élève. – &lt;/em&gt;La Joie…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IL dit que le moteur de la danse de l’être est la Joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IL dit qu’il faut réinventer de nouveaux modes pour vivre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les anciennes antiennes* ne tiennent plus, l’antiphonaire est à réimprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IL dit ce que l’autre a déjà dit, que Choros (la danse) viendrait de Chara (la joie)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IL dit encore que la joie de vivre se trouve en dansant et qu’il faut chasser les tristes romantiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IL dit cela mais on pourrait remplacer IL par ELLE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La joie est du côté jardin…car située côté cœur : autrement dit, la grâce.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;ELLE dit que ce qui pèse. – Cette force qui tire vers le bas…&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;ELLE dit que c’est le manque de mots qui empêche la danse de l’être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE a assez de mémoire pour se rappeler cette absence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE dit avant aujourd’hui : des fragments…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE dit aussi que la douceur et la tendresse sont d’abord noms, verbes et adjectifs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shéhérazade réveillant l’être statique vers un mouvement vital : animal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELLE dit cela mais on pourrait remplacer ELLE par IL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pesanteur est du côté cour… car située vers point de côté : appendicite existentielle&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;IL ou ELLE. – Danse la félicité…&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est le début du monde. De IL et de ELLE, Profanes sacrés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps qui n’a plus ni commencement ni fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus besoin de chaussures et de ce qu’elles signifient… Pieds nus, danser&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peuvent pendre… peuvent pendre…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dis-moi, Spinoza, y a-t-il autre chose que La Joie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ou ELLE disent cela mais on pourrait les remplacer par AILES ou ÎLES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La totalité, pieds nus…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Silence&lt;/strong&gt; pour &lt;em&gt;elle&lt;/em&gt;…&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Une antienne (du grec antiphonê, signifiant “qui répond à”) : pour ce vase communicant…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Mon Souffle" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt; Silence&lt;/a&gt; me fait le bonheur de m’accueillir sur “Flânerie quotidienne”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Pour Toi" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/2011/10/07/eloge-de-l%E2%80%99ombre-a-ma-fenetre-de-lumiere/"&gt;Eloge de l’ombre à ma fenêtre de lumière&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et enfin, vous trouverez &lt;a title="vases communicants" target="_blank" href="http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/11114023280/vases-communicants-octobre-2011"&gt;ici&lt;/a&gt; la liste complète des Vases Communicants d’Octobre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Photo&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Rue Gustave Doré, Strasbourg.&lt;/em&gt; &lt;a target="_blank" href="http://wingsofflo.blogspot.com/"&gt;FloH&lt;/a&gt;’&lt;a title="Mon ange" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;S&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/11114049516</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/11114049516</guid><pubDate>Fri, 07 Oct 2011 00:00:00 +0200</pubDate><category>La Joie</category><category>Mémoire2Silence</category><category>Vases Communicants</category><category>Mon Silence</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Avec toi… sous ce plafond craquelé que j’imagine...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_ls6eqk8GQe1qgmrqyo1_r1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Avec toi… sous ce plafond craquelé que j’imagine comme la voute, je vais gravir l’escalier de bois jaune vers ce havre de paix juste au dessus de moi, je m’étire, c’est Toi, m’étale, ce Nous qui se répand.. Ecrin sombre, velouté et serti, fondus l’un en l’autre, &lt;a title="Nout" target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nout"&gt;Nout&lt;/a&gt; nous relie… &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je parle aux étoiles: “bonsoir….” A naturel sied spontané. Mon miroir clignote et palpite, poli, dépoli, poli, et mat, et lisse, et clair à nouveau, difractant la lumière, transparent transitoire, qui échange et mélange, images et essences, fusion en écaille fine, précieuse et fragile, écho de double vue, comme ce regard inquiet du dehors: Est-ce moi.. ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, je m’entends répondre, éclat de sanglot rivé à la crête des larmes: oui!! Ce bonheur… inouï. Faible mot, Mais j’effare, perdu vocabulaire, latin de cuisine créative et stupéfaction portent à l’hébétude, effet du vertige. Quelques balbutiements encore, corollaires de fatigue, “douce et belle nuit!”, espérant ma voix portée.. “qu’on” m’entende.. je souris.. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toi seulement, Toi surtout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Où ce temps évanoui à l’ombre de nos vies, torture, quand tout votre corps souhaite cette tendre dérivation. Enclave où vous lover longtemps prétextant crainte et réserve de l’orage qui menace au dehors. Curieux.. surtout qu’il fait si beau…. Mon sourire, en substance dans le flux de nos veines, pour le son de ta voix..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, préserver l’essence…. encore, là, maintenant, avant de m’oublier dans cette sombre faille,  entre manque et comble, tendre hiatus comme alcôve, suspendue en espoir, de sommeil réservée, contenue .. En mon ventre écho de cette voix ancienne, mienne il y a longtemps: “.. dormir?, perte de temps”, sourire, “ou alors on se double, dédouble, s’adoube…, on aditionne, on démultiplie, on hétéroclite, on sourire malicieux”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma raison s’affole au devant du galop puissant, et pourtant, “je ferai ce que je veux de ces mots..”. Là voilà pensée oriflamme qui emblème fantasque, me porte, m’entraine, me transfigure, folie? : alors encore, encore, oui! Je voulais donc dormir? Je ne me souviens plus. En ce cas… envoyer un peu de mon souffle, et ces extraits de peau à jamais en mémoire, enracinés dans la pulpe du bout de nos doigts, brûlants de se méprendre dans le trajet du cou au visage et du visage au cou, après cette incroyable transe, source chaude et mouvante, cette eau à la bouche.. perchée au bout de votre langue, partagée… assis, tous deux, sous ce rideau d’étoiles, sur un coin de votre toit.. et puis cette douceur dans vos draps.. sensuelle amplitude. Et cette façon que vous aurez de comprendre en vous invitant plus loin… que l’on ne veut que vous et que l’on a très faim.. et de descendre, descendre, descendre plus bas.. encore.. oui là… là… et recommencer..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Respiration, tendre, remonter d’un degré ou risquer de couler, pour avoir dérapé le long de Cassiopée, après l’Adriatique, direction l’Atlantide.. Bureau de poste Eden. Mais il faut finir le paquet de petits bonheurs avant la fermeture sous peine de devenir timbré, …demain? trop tard… Non! Ce n’est jamais trop tard… on désire, on décide… on entraîne on invente on crée… On aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, m’insère, s’insinuent ses parfums, nature subtile, grain(s) -ne saurait me contenter de peu, gourmandise.. Ce petit dôme ferme, mouillé, et tendu de curiosité, devenu texture en délicatesse, contre ces lèvres gourmandes. Et cette consistance franche et tendre entre tes dents, une courte morsure, comme un éclair qui scinde le cerveau entier, sensible cortex, désir vissé, enchâssé.. démonté, renversé… Et la réponse qui survient, plus sensible encore.. volupté, ciel dément..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je recommence, se lasser est impossible. Et.. je pense à la tienne surtout… velin doré… vivant… cette caresse cinglante du soleil, exultant contre le blanc de ton chemisier.. pensée est sans limite.. conduit au voyage et entraîne à le vivre, ma poussée de vie, mon arbre.. m’agrège à Toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voilà.. c’est inévitable, main tendue souple, doigts légers.. en bien être, fascine, tenace obstinée, obsessive, flottant au vent du désir.. “Juste toucher!” Tu chuchotes: “Mais oui, l’on sait, coquine!” …cherchant cette lecture entre ces deux doux pans de tissus, les dunes, les plis, la chaleur en ces secrets exquis, promontoires infinis, grâce sauvage.. Et …. pencher ma bouche encore, généreuse insatiable.. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21:57; un ange survient “… oui.. oui,…….. moi aussi……” infinité double…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m’endors grisée de réels, apaisée, à peine, jusqu’à demain… &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Fleur me pousse - 2011, &lt;span&gt;photo+texte &lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;©FloH&lt;/a&gt;’&lt;a title="Mon Silence" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;S&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/10726043717</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/10726043717</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2011 15:14:00 +0200</pubDate><category>Mon Silence</category><category>cerisiers en fleurs</category><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Elle voulait le faire, c’était important pour elle. Ce...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lrgqsmH9d41qgmrqyo1_r1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Elle voulait le faire, c’était important pour elle. Ce présent que l’on attend de pouvoir déposer, le coeur en frisson, parce que l’on veut souligner à l’autre sa portée à nos yeux.. Sans songer à l’après, ni plonger à son coeur, car on est en soi, boule sensible, qui tournoie affolée, cherchant à s’apaiser, aveugle, sourde, lourde de sa blessure autant que du désir d’avancer. Immobile, incapable de songer qu’un choix détermine, marque puis se dépasse. Qu’une fois heurté, tant de fois écorché, on se protège, on s’enveloppe, on s’enracine.. frêle attendu devient géant inouï..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a pensé: “Si c’était moi, je serais en terreur, en angoisse, en questions.” Et puis encore: “Je ne sentirai pas la lumière, même si elle est chaude et tendre, je verrai juste ce gouffre où je me sens poussée, sans pouvoir résister, m’élever, être moi”. - Toi qui m’aimes pourquoi m’inventes-tu?” s’était-elle dit souvent..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intérieure et focale ainsi devisant avec sa peur, elle avait pourtant écrit ces mots, pour parler d’un autre, et porter sur lui cette attention passionnée, dont elle n’aurait pas voulu, effrayée de ne savoir qu’en faire ni comment la porter.. Elle s’était encore dit: “Tu dilapides tous tes trésors.. Tu mets les pommes de terre à cuire et tu les laisse brûler.. Reste-là, regarde frémir, sens, respire, après tu pourras savourer..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle l’avait fait, avec le coeur qui brille et la raison en regrets..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours n’écouter que le coeur, enfermer la raison dans le placard à balais..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, les mots effacés, lui sont restés l’écho chagrin, choquant sa tête vide, l’estomac tressé de honte et le repentir en rouge marqué entre ses seins.. L’instant d’avant, funeste quoique lumineux, coincé dans celui d’après, tâché, le mutisme lui collant aux parois..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se souvenait pourtant encore de ce sourire, toujours éprouvé à la lecture de ses mots.. petits bonheurs indicibles qui l’émerveillaient tant.. Cette courbure gracieuse, légère dessinant le filigrane des mots retrouvés, entre deux plis de papiers.. là juste au bord de la table, où ils s’ébattaient libres..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Strasbourg, 2011&lt;span&gt; - &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Nuisibles regrets, &lt;/em&gt;photo+texte ©&lt;a title="Blog1" target="_blank" href="http://wingsofflo.blogspot.com/"&gt;FloH&lt;/a&gt;, Pr&lt;a title="Silence/Coeur" target="_blank" href="http://flaneriequotidienne.wordpress.com/"&gt;F.&lt;/a&gt; Pr&lt;a title="Yves" target="_blank" href="http://mikkado.tumblr.com/"&gt;Y.&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br/&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/10163331582</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/10163331582</guid><pubDate>Tue, 13 Sep 2011 15:38:00 +0200</pubDate><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Tu avais crié, comme pour te dégager de l’effroi qui...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lr61galRDV1qgmrqyo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Tu avais crié, comme pour te dégager de l’effroi qui t’enserrait, un cri sourd, énorme et gutural.. Comme un couteau qui tranche un pan de coton sur une peau inerte.. Une onde de choc, comme des ronds dans l’eau, simples vibrations concentriques dans les limbes de ton cerveau. Pas même une lumière dans le silence opaque, pas même une halte dans la course du ruisseau. Et personne ne t’avait entendue, là-haut sous le pin, au sommet de ce songe hybride, l’écorce de l’arbre incrusté dans la peau de ton dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu t’étais réveillée en sursaut, une ombre sur le ventre, du plomb dans les entrailles et le soleil au front comme un chapeau de paille, happée par le vent sucré du tilleul, paradant au milieu des cerisiers en fleurs. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu de sel sur le bord de ta lèvre coupée, d’une larme séchée échappée de ta joue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu t’étais dirigée vers leurs formes généreuses et avait avalé à pleine bouche une poignée de pétales fraîches au coeur, comme on lèche une lampée de miel .. comme on plonge son nez dans un bol de lait chaud par un matin d’hiver..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrebas, les bruits de la ville dissouts dans l’atmosphère achevaient de tirer ta ligne de fuite..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu t’étais dit: “J’ai encore le temps” et cette pensée t’avait réchauffé le coeur..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Avignon 2008 - photo+texte &lt;a target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;&lt;span&gt;©&lt;/span&gt;&lt;u&gt;FloH&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/9924727199</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/9924727199</guid><pubDate>Wed, 07 Sep 2011 20:45:00 +0200</pubDate><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>Appuyée contre le muret fendu, gémissant, et mangé de lichens,...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lq93u18XHr1qgmrqyo1_r1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Appuyée contre le muret fendu, gémissant, et mangé de lichens, je fixe la scène désertée au travers de l’oeilleton.. &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Plus trace des voix incertaines, qui rebondissaient contre les vestiges de grès, pas même leur écho, tout juste cet éclair dans la réverbération du soleil, chargé un instant des syllabes ultimes oubliées sur le bord de la table de pierre.. je suis suspendue dans cet entre-temps, présent et irréel, bulle d’ouate &lt;/span&gt;&lt;span&gt;à laquelle plus aucun son ne parvient.. seule cette voix maline: “est-ce toi?” Mais, que fais-tu là? Un tintement clair interrompt le miroir de l’eau, le vert de gris se trouble et s’immobilise à nouveau, lisse, inerte, comme solidifié.. Une pomme de pin qui roule à mes pieds, me sort de ma torpeur.. je reprends mon chemin, lente comme une fin de souffle, longeant les murailles, rejoindre cette ombre qui depuis toujours me fuit..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Avignon 2008 - photo+texte &lt;span&gt;©&lt;/span&gt;&lt;a title="Blog1" target="_blank" href="http://wingsofflo.blogspot.com/"&gt;FloH&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/9185251864</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/9185251864</guid><pubDate>Sun, 21 Aug 2011 02:17:00 +0200</pubDate><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item><item><title>A l’heure où les ombres s’avancent, j’entends...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_lq8xdaulUu1qgmrqyo1_r1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;A l’heure où les ombres s’avancent, j’entends des pas crisser sur le gravier, légers, tranquilles … est-ce l’effet de mon désir, car rien ne vient troubler le voile épais et tiède de cette journée que je goûte, rituelle assidue avant qu’elle ne s’enfuie.. Un frôlement contre mon épaule, l’air est nu. Pourtant, voilà dansant ce regard bleu espiègle au détour des cyprès.. je m’enfile dans l’allée mes sandales à la main. La voici, glissant sur ce tapis de perles, gorgées de fraîcheur, aiguës à ma peau comme gravelle. Cette ombre malicieuse et profonde m’entraîne à sa poursuite. Le coeur battant, lente, mesurée, captive.. Elle, volatile fluide, puis….. dissoute enfin. Deux sphères de temps entrecroisées, ce n’était pas le jeu de mon esprit. Reste ton parfum comme une soie dans mon cou, et une prière pour la paix de demain.. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avignon 2008 - photo+texte &lt;span&gt;©&lt;/span&gt;&lt;a title="Blog2" target="_blank" href="http://humeursdartiste.blogspot.com/"&gt;FloH&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/9183732679</link><guid>http://jardinsdetecommedhiver.tumblr.com/post/9183732679</guid><pubDate>Sun, 21 Aug 2011 01:35:00 +0200</pubDate><dc:creator>wingsofflo</dc:creator></item></channel></rss>

